Atelier d’écriture avec les 6e du collège G. Brassens

Aux mois de Mars, Avril et Mai de l’année scolaire dernière, j’ai eu la joie d’être invitée à donner un atelier d’écriture au collège Georges Brassens à Marignane. J’ai eu l’honneur de rencontrer les élèves des classes 603 et 605, que je salue chaleureusement ici !

A raison d’une séance de 2h par mois, nous avions la lourde tâche d’écrire ensemble une nouvelle. Bien entendu, dans un laps de temps aussi court, il était impossible pour chaque élève d’écrire sa propre nouvelle, aussi avons-nous envisagé ce travail sous un plan collaboratif, ce qui explique l’aspect « éclaté » des passages présentés ci-après… car oui, chers lecteurs, et chers auteurs des classes 603 et 605, vous allez pouvoir lire l’entier résultat de cet atelier d’écriture !

L’atelier s’est déroulé comme suit, sur les 3 séances :

  1. Pour la séance de Mars, nous avons imaginé qu’un vol de tableau avait eu lieu dans un petit immeuble d’un arrondissement un peu chic de Marseille… le cambrioleur était forcément un des habitants. Nous avions donc une victime et pas moins de cinq suspects potentiels : la première tâche des élèves a été d’imaginer le profil de chaque personnage, en pensant notamment à leur inventer une vie mais aussi, et surtout, une bonne raison d’avoir volé le tableau – et l’alibi qui allait avec !
  2. Pour la séance d’Avril, nous avons réalisé ensemble le synopsis : l’occasion, pour les élèves, de découvrir la bête bizarre qui se cachait derrière ce mot barbare… chaque groupe avait la délicate mission de rédiger un segment du synopsis, que nous avions découpé en plusieurs étapes distinctes. Prologue – interrogatoires – course-poursuite – arrestation. Au départ, les élèves n’ont pas trouvé ça très utile, et pour eux, l’histoire était écrite ! Cependant, il ont découvert à la séance suivante à quel point c’était utile d’avoir les fiches de personnages et le synopsis sous la main… quand on veut se concentrer sur la forme et non le fond !
  3. Parce qu’en Mai, ils ont chacun choisi un passage et, seul ou à plusieurs, ont écrit les scènes correspondantes. Ils ont alors pu travailler sur la mise en scène, les dialogues, l’humour, se concentrer sur l’organisation d’un dialogue, découvrir comment on décrit la colère, la joie, la peur… ils ont aussi appris, pour certains, à ne pas dire mais à montrer ; au lieu de dire que leur personnage « est en colère », ils ont décrit son visage tout rouge, les sourcils froncés, les cris… bref, ils ont appris à décrire plutôt qu’à dire, ce qui est à la base du récit de fiction, non ?

Je tiens à remercier les professeurs de français pour leur grande aide et leur grande bienveillance, ainsi que leur engagement sans faille pour ce projet. Et aussi, un grand merci aux élèves !

Tous n’avaient pas l’âme d’un écrivain : ils me l’ont dit. Quelques uns, au contraire, avaient une sensibilité certaine pour l’écriture et ont été ravis de s’exprimer. D’autres, au départ indifférents, se sont découverts enthousiastes pour ce qu’ils écrivaient. Et tous, même les plus récalcitrants, ont pu découvrir le plaisir de créer.

Car c’était là le cœur de cet atelier : prouver que le plaisir d’écrire n’est pas réservé aux écrivains, même si, oui, écrire est un métier avec ses techniques et son savoir-faire.

Plaisir d’écrire, et aussi, plaisir de partager, puisque les textes ci-dessous ont été réalisés dans le cadre d’un travail collectif. Je félicite à ce sujet les élèves qui ont fait de gros efforts en ce sens : bravo pour votre créativité et votre sens du partage !

Chers auteurs en herbe et chers lecteurs du blog, j’ai maintenant le plaisir de vous présenter le résultat de leurs efforts acharnés… les scènes ont été placées dans l’ordre du déroulement de la nouvelle. Vous remarquerez une nette préférence pour le segment final, chargé en action et en retournements de situation. Ainsi que l’imagination débridée de certains, qui se sont tout à fait éloignés du synopsis… mais sans oublier le fil rouge de l’intrigue, ouf !

Bonne lecture de leur nouvelle, au titre fort évocateur…

Les apparences sont trompeuses...

 


Les extraits de la classe 603

Le prologue, par Carla

Il était huit heures, le soleil venait de se lever. L’inspectrice Sofia Marceau se trouvait à son bureau. Il était très sombre et très bien rangé, les fenêtres étaient fermées et les rideaux à peine ouverts. Tous les livres posés sur son bureau ne dépassaient pas d’un millimètre. Mais à cet instant, elle buvait son café quotidien, sa dose de sérénité. L’inspectrice était très maniaque et négative, elle n’avait pas beaucoup de contacts personnels avec les gens, et elle ne faisait confiance à personne… et elle ne croyait que ce qu’elle voyait. Soudain, le téléphone sonna.

Elle décrocha avec rapidité. Elle entendit :

— Allô ?

— Qui est à l’appareil ? demanda-t-elle.

— Je vous appelle pour un vol de tableau à la Castellane.

L’inspectrice resta quelques instants avec la victime au téléphone. Puis elle se rendit sur place le plus vite possible.

Arrivée sur les lieux, elle se retrouva devant un immeuble très chic. Les murs étaient lisses, immaculés. Elle inspecta les lieux, intriguée. Mais la vraie question qu’elle se posait, c’était comment un vol avait pu avoir lieu dans un endroit aussi triste et chic mais, surtout, sécurisé…

Le prologue, par Santiago, Noélie, Mathys

À son bureau, un beau matin, l’inspectrice Sofia Marceau buvait un café tout en travaillant. Soudain, elle reçu un appel et décrocha. Elle entendit la voix d’un homme qui lui dit :

— Allô, c’est bien le commissariat ?

— Oui, Monsieur. Que se passe-t-il ? répondit l’inspectrice.

— J’ai été cambriolé !

— Ah, d’accord, Monsieur. Où habitez-vous ? demanda-t-elle.

— À Castellane, Madame, répondit-il avec peur.

— J’arrive !

Elle s’y rendit le plus vite qu’elle put. Arrivée sur les lieux, elle vit que c’était un grand immeuble très luxueux. Elle entra ensuite dans la cour et aperçut un homme, qui l’interpella :

— Bonjour Madame ! C’est moi qui vous ai appelé. Je suis locataire ici.

— Qu’est-ce qu’on vous a volé ?

— Un tableau qui vaut très cher, dit-il en balbutiant.

— Amenez-moi sur les lieux du crime.

Le locataire l’emmena dans son appartement et commença à tout lui expliquer :

— Voilà… alors, comme chaque jour, je me suis absenté pendant un peu plus de quinze minutes pour aller acheter du pain.

L’inspectrice, en voyant que le locataire tremblait de tous ses membres, se mit à examiner les lieux. Au bout de quelques minutes, elle alla à la rencontre du concierge pour obtenir certaines informations.

Un interrogatoire du voisinage, par Thomas et Hugo

L’inspectrice se rendit au premier étage, où elle croisa une personne. Elle se rendit devant lui, et fit connaissance :

— Je peux vous interroger ? dit-elle. C’est sur le vol du tableau.

— Oui, dit le voisin du locataire à qui on avait volé le tableau.

— Que faisiez-vous ce matin, avant 10h ?

— J’étais dans mon bureau, et j’ai remarqué que le chien du concierge a aboyé trois fois. Mais sinon, en fait, je dormais.

Un interrogatoire, par Aurélien

L’inspectrice vit une personne descendre des escaliers extérieurs : c’était une mamie, qui parut surprise de la voir. L’inspectrice remarqua son tablier et ses chaussures, couvertes de farine.

— Que faisiez-vous à l’heure du crime, entre 9 et 10h ?

— Je faisais des gâteaux pour mon petit-fils, j’ai une preuve, regardez, je suis pleine de farine.

— Oui, je vois.

C’était un bon alibi.

Un interrogatoire, par Noélie et Mathys

L’inspectrice demanda à revenir sur la scène du crime. Dès qu’ils rentrèrent dans la chambre, elle vit d’innombrables tableaux de diverses tailles. Mais elle aperçut un coin de mur vide, sûrement là où devait s’être trouvé le tableau volé…

L’inspectrice jeta des coups d’œil un peu partout dans l’appartement, et vit quelques traces de farine. Elle fit aussitôt le lien avec la mamie, car cette dernière lui avait dit qu’elle faisait souvent des gâteaux.

La recherche du tableau, par Teodor et Adrien

La mémé se dirigea vers la salle de bain pour y prendre sa douche, puis elle s’habilla. Elle prit son petit-déjeuner tout en fumant sa première cigarette de la journée. Elle se décida à aller au marché, et traîna son caddie dans les rues de Marseille.

Pendant ce temps, au commissariat, l’inspectrice Sofia Marceau cherchait l’identité du coupable. Elle souhaiter interroger la mamie pour vérifier quelques détails. Elle se rendit donc chez elle, mais le concierge lui indiqua la direction du marché. Sofia se mit donc en route. Arrivée sur les lieux, elle chercha la mamie entre les étals de fruits et de légumes. Que de monde ! Soudain, elle l’aperçut. Elle s’approcha et lui demanda de l’accompagner afin d’examiner ensemble son appartement. D’abord surprise, la vieille femme accepta. Tout en marchant, la mamie se plaignit de ses douleurs aux dos. Ses rhumatismes qui revenaient !

Une fois sur place, Sofia chercha le tableau dans tout l’appartement, mais elle ne trouva rien. Prise d’une intuition, elle demanda à la mamie si elle pouvait fouiller la cave. La mamie, soudain effrayée, lui répondit qu’elle était d’accord. Mais l’inspectrice allait trouver le tableau, et elle avait peur car Sofia allait l’arrêter…

La recherche du tableau, par Dilan

L’inspectrice se rendit au marché pour chercher la mamie, mais elle ne savait pas où la trouver car il y avait plein de vieilles personnes qui lui ressemblaient beaucoup. L’inspectrice avait du mal à la trouver. Soudain, l’inspectrice vit la mamie à côté d’un stand de légumes, très surprise de la voix.

Elle décida de l’interroger dans un endroit plus calme et lui demanda :

— Pourquoi avez-vous menti à l’interrogatoire ?

— Je fais ce que je veux, je n’ai rien volé, déclara la mamie.

— Pourtant, pour l’instant, vous êtes suspecte : vous allez venir tout raconter au poste de police.

La recherche du tableau, par Aurélien

La mamie alla au marché acheter des navets, des pommes de terre, et des bananes. Mais l’inspectrice était à ses trousses, malheureusement. La foule était présente. Une demi-heure plus tard, l’inspectrice trouva enfin la mamie et la mit dans sa voiture pour rentrer chez elle. Elle demanda si elle pouvait aller examiner la cave. La grand-mère répondit oui à contrecœur, et l’inspectrice se rendit à la cave. La présence d’une toile l’interpella. Elle avait retrouvé le tableau.

L’arrestation, Hugo et Thomas

Dans l’appartement, l’inspectrice arrêta la mamie. Elles descendirent les escaliers, et la mamie essaya de se justifier. Mais sans succès, la mamie n’arrivait pas à s’exprimer. L’inspectrice l’embarqua dans la voiture pour aller au commissariat. La mamie, en colère, y entra en résistant, disant :

— Non, ce n’est pas juste, vous ne pouvez pas m’arrêter, je ne suis qu’une vielle mémé !

— Toute parole sortant de votre bouche sera retourné contre vous.

La mamie s’installa dans une cellule. L’inspectrice alla dans son bureau pour appeler le locataire. Le locataire se rendit au commissariat pour porter plainte contre la mamie et pour officialiser les choses. Une semaine plus tard, la mamie perdit son procès. Elle en eut pour cinq ans de prison.

Tout est bien qui finit bien.

La morale de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que l’habit ne fait pas le moine.

L’arrestation, par Coline et Aurélia

— Non, non ! Ce n’est pas moi !

— On vous arrête, nous vous emmenons au commissariat car nous avons toutes les preuves contre vous. Je vous passe les menottes. Allons-y ! dit l’inspectrice d’un ton sévère.

Elle l’amena jusqu’au commissariat, puis la vieille dame dit :

— Je ne parlerai pas si mon avocat n’est pas là !

L’arrestation, par Thomas et Tristan

L’inspectrice essaya de faire rentrer la mamie dans la voiture. Mais cette dernière était tellement énervée qu’elle s’agitait de plus en plus. La grand-mère dit :

— Madame, c’est toujours moi qui me fais attraper par les condés !

L’inspectrice invita ensuite le locataire victime du cambriolage à se rendre au commissariat pour détailler les circonstances du vol et porter plainte contre la mamie. Tout est bien qui fini bien. Comme tout le monde dit : il ne faut pas se fier aux apparences !

L’arrestation, pas d’indication du nom de l’auteur

L’inspectrice embarqua la mamie avec une grande joie dans sa voiture de police. La mamie frappa la vitre de toutes ses forces, elle était en colère, d’une colère noire, mais alors !

L’inspectrice amena la mamie au commissariat. Il était midi. Elle la mit dans une cellule et la mamie frappa les barreaux en hurlant qu’elle voulait sortir de cette prison infernale. L’inspectrice demanda au locataire de venir au commissariat pour faire un procès à la mamie. Celle-ci perdit le procès et resta toute sa vie en prison.

L’arrestation, par Aymeric et Joris

L’inspectrice embarqua la mamie et la mit à l’arrière de la camionnette. Le locataire dit qu’il allait se rendre au commissariat pour porter plainte contre elle. Il dit que tout se finissait bien. Il rentra chez lui et la mamie alla en garde à vue. Parce qu’elle avait volé le tableau pour le revendre très cher et se faire beaucoup d’argent. Donc la mamie méritait quatre ans de prison. Lors du procès, elle était très énervée, les sourcils froncés, la tête toute rouge de colère, comme une tomate. Elle voulut s’échapper de prison. Elle hurla au locataire qu’elle se vengerait, mais quand elle serait évadée. Un jour, elle essaya donc de s’évader, mais elle ne réussit pas. Elle sortirait un jour pour se venger du locataire. L’inspectrice se méfie se la mamie…

L’arrestation, par Laury

L’inspectrice embarqua la mamie à l’arrière de sa voiture de police. La mamie était menottée et surtout très en colère, elle tapa sur la fenêtre de la voiture. L’inspectrice dit au locataire d’aller au commissariat pour porter plainte contre la mamie afin d’officialiser les choses.

L’inspectrice interrogea la mamie et lui demanda pourquoi elle avait volé le tableau. La mamie dit :

— J’ai volé ce tableau car je n’avais plus d’argent. Je voulais le revendre pour après garder l’argent.

Tout est bien qui finit bien : une affaire en plus de résolue ! Il ne faut jamais se fier aux apparences, elles peuvent être trompeuses…

L’arrestation, par Mélyssa et Emma

— Aidez-moi ! Aidez-moi !

— Vous êtes en état d’arrestation, tout les mots que vous pourrez dire seront retenus contre vous, vous avez par contre le droit à un avocat.

L’inspectrice amena la mamie au commissariat. Elle avait les yeux qui brillaient, le visage rouge et les mains moites. L’inspectrice resta très patiente.

La mamie s’assit sur un banc, vit une personne et se mit à crier :

— A l’aide ! A l’aide ! On m’arrête pour quelque chose que je n’ai pas fait ! C’est inadmissible, honteux !

L’inspectrice lui répondit :

— Il fallait réfléchir avant d’agir.

Alors, la mamie se sentit très bête.

L’arrestation, par Léa

Alors… la mémé de 76 ans fait 73 kilos et 1m53. Quand elle a senti l’odeur du poisson, elle a pris son sac et est allée au marché pour acheter des œufs et de la farine, pour faire des gâteaux, ceux qu’elle fait tous les samedis et dimanches pour ses petits-enfants.

L’inspectrice chercha la mamie car elle n’avait pas payé ses impôts !!!

L’inspectrice arriva à trouver la mamie, qui était à la boulangerie, en train d’acheter du pain.

L’arrestation, par Rhomane

L’inspectrice cherchait la mémé, elle alla donc chez elle, mais la mémé n’était pas là, car elle s’était rendue au marché. L’inspectrice demanda au voisin s’il l’avait vue, et il lui dit que, tous les samedis matins, elle allait au marché. Elle s’y rendit donc et vit la mémé courir pour lui échapper : il y avait des œufs et de la farine partout, car ils venaient de tomber du sac. L’inspectrice partit à la poursuite de la mémé, qui lui proposa d’aller boire un café chez elle. L’inspectrice, plus maline qu’elle, lui dit qu’ils allaient plutôt visiter la cave, dans laquelle il n’y avait pas de lumière, plein de bazar et d’humidité. Là-bas, l’inspectrice vit le tableau et arrêta immédiatement la mémé, qui se défendit en disant que c’était une mémé sans défense.

Mais l’inspectrice ne la croyait pas.

 


Les extraits de la classe 605

Le prologue, par Killian

— Ah, rien de mieux qu’un bon café, dit l’inspectrice avec sa tasse à la main. Voyons, qu’y a-t-il à la télé ?

L’inspectrice eut à peine le temps d’allumer la télé qu’elle reçut un appel. Sans décrocher, elle dit :

— Mince ! Encore un appel !

Elle prit le téléphone et répondit d’une voix énervée :

— Allô ? Police Municipale, bonjour.

— Bonjour, je… je viens de me faire cambrioler, dit la locataire d’une voix stressée.

— Comment vous appelez-vous, où habitez-vous et quel est votre code postal ? demanda l’inspectrice.

— Je m’appelle Marie, j’habite à Marseille, sur la canebière.

— OK. Je viens tout de suite.

Elle raccrocha puis mit son manteau et partit. Pendant le trajet, elle tomba sur un bouchon, alors elle chercha son gyrophare, sans le trouver. Au bout d’une demi-heure, elle arriva devant le bâtiment. Et, pas de chance : pas de place. Alors, un peu plus loin, elle trouva une place et se gara. Elle marcha pendant cinq minutes puis arriva devant une personne en pleurs…

Le prologue d’Ambre et Samy

Au commissariat, l’inspectrice regarde le poste de télévision en buvant son café.

— Toujours la même chose…

Tout à coup, le téléphone sonne.

— Allô ?

— Oui, qui est-ce ? demande l’inspectrice.

— Je m’appelle Marie, j’habite dans un appartement pas très loin de la Canebière à Marseille.

— Oui, quelle est la raison de votre appel ?

— Je me suis fait cambrioler, on m’a volé un tableau d’une grande valeur.

L’inspectrice finit son café d’une traite.

— OK, j’arrive.

Elle raccroche et commence à enfiler son uniforme, elle monte dans sa voiture et prend la route.

Cinq minutes plus tard, l’inspectrice arrive devant l’immeuble. Elle commence son enquête et aperçoit la concierge, avant d’aller l’interroger sur le cambriolage :

— Bonjour, avez-vous entendu parler d’un cambriolage ?

Avant même que la concierge ne puisse répondre, l’inspectrice aperçut la victime, en pleurs.

Un interrogatoire, par Maëlline et Pauline

Après avoir interrogé la locataire et la concierge, l’inspectrice alla interroger le couple et un de leurs amis, qui prenaient le café. L’inspectrice frappa à la porte. Ce fut le mari qui lui ouvrit. Elle vit qu’ils prenaient l’apéritif. Ils n’étaient pas bien clairs avec leur bière et leur bouteille.

— Bonjour, je viens pour vous poser des questions sur le vol du tableau de votre voisine.

— Punaise, c’est pas possible, on peut pas être tranquille ! On essaie de prendre un verre avec un ami, sans être interrompu.

— Bon, laissez-moi entrer, et faire mon enquête, je veux juste voir si vous n’avez pas le tableau. Et au fait, vous devriez songer à arrêter de boire.

Elle fit le tour de l’appartement, et ne vit rien. L’inspectrice dut se résoudre à leur présenter ses excuses pour le dérangement, même si à regrets.

— Je ne vous dis pas au revoir et je vous laisse à votre apéritif bien raté, dit-elle, énervée.

Le mari s’énerva et dit :

— Mauvaise chance sur votre enquête, de toute manière, ce n’est qu’un tableau, elle n’a qu’à le refaire.

Après avoir entendu ces paroles si douces et gentilles, l’inspectrice se rendit au troisième étage pour interroger la mamie…

Un interrogatoire, sans précision du nom de son auteur

C’est l’heure d’interroger les habitants de l’immeuble… elle commença par le locataire. L’inspectrice frappa à la porte et la locataire lui ouvrit. Elle invita l’inspectrice à s’asseoir. Celle-ci demanda à la victime où elle était au moment du cambriolage, et la locataire se mit à pleurer, sous le choc. Elle expliqua qu’elle était partie à la boulangerie. L’inspectrice examina la scène et lui demanda s’il y avait des gens de l’immeuble qui ne s’entendaient pas bien entre eux. La locataire répondit qu’il y avait la concierge, et la « mamie aux cookies ». L’inspectrice examina la scène et vit des miettes par terre : elle lui demanda si elle avait mangé des cookies ce matin. La locataire répondit que non, car elle y était allergique.

— Comme c’est bizarre… dit l’inspectrice.

Elle alla alors interroger la concierge, lui posant une question, demandant ce qu’elle avait fait pendant l’absence de la locataire.

— J’ai parlé avec le facteur tout le temps que la locataire était partie. J’ai entendu mon chien aboyer trois fois.

— Est-ce qu’une autre personne est sortie de l’immeuble ?

— Non, il n’y avait que Marie, répondit la concierge.

— D’accord, merci, répondit l’inspectrice.

Et elle remonta à l’étage.

Un interrogatoire, sans nom d’auteur

L’inspectrice monte les escaliers étroits et sombres, comme une grotte hantée, dans le noir complet. Au coin des murs jaunes de moisissure vivaient des dizaines d’araignées. L’inspectrice sort enfin de cet enfer qui lui a donné la chair de poule. Elle tape à la première porte. Un homme ouvre la porte, suivi de sa femme et d’un ami, avec une tasse de café à la main. L’inspectrice engagea la conversation :

— Bonjour, je m’appelle Claire Dubois, je suis inspectrice professionnelle.

— Bonjour, qu’y a-t-il ? C’est grave ? demanda la femme, tremblante de peur en voyant le badge.

Elle est tellement agitée que sa tasse tombe par terre.

— Tu peux pas faire attention ? Depuis le début de la semaine, tu en as cassé trois autres. Oh, je ne sais pas ce que j’ai fait pour avoir une femme avec des mains de passoire.

— Un cambriolage a eu lieu chez la locataire du deuxième étage. Je suis donc ici pour résoudre l’affaire.

— Non, je sais rien, de toute façon, si ça concerne la locataire du dessus, ce n’est pas important pour moi, répondit brusquement la femme.

— Bon, fit l’ami, qui observait la scène depuis quelques minutes. Je vais partir, je ne vais pas m’incruster dans la vie du bâtiment.

— Oui, tu as raison, il vaut mieux que tu partes, de toute façon on se voit demain, dit gentiment le mari.

— Bon, au revoir, je vais juste chercher ma veste, répondit l’ami.

— Mais j’ai quelques questions à vous poser, dit l’inspectrice.

— Oui, mais si c’est à propos de la locataire du dessus, je ne répond pas, fit la femme. Mais mon mari est partant.

— Humm, vous ne pouvez pas partir, je suis désolée mais je vais devoir vous interroger et je sais que vous ne voulez pas, mais je vous demande tout votre sérieux, dit l’inspectrice, sachant que ça n’allait pas être facile.

— D’accord, et merci de votre compréhension, fit la femme, pas très convaincue de vouloir parler pour aider son pire ennemi.

— Bon, que faisiez-vous pendant son absence ? Et que savez-vous que le tableau volé ?

— Euh… nous étions avec notre ami, nous l’avions invité pour regarder l’émission A nos pinceaux. Mais pour le tableau, je n’en sais rien, répondit le mari qui, contrairement à sa femme, avait mis sa haine contre la locataire de côté.

— Si, fit la femme, rouge de colère et de jalousie, je me rappelle qu’elle se la pétait avec son tableau !

— D’accord, d’accord, bon je vais vous poser une dernière question : à votre avis, qui pourrait être le voleur ?

— Euh, je pense que…

— Je sais ! coupa la femme, toute fière. C’est elle-même, elle veut arnaquer l’assurance.

— Arrête !! Je n’en peux plus ! On parle d’un cambriolage, c’est grave. Laisse la vengeance de côté pour une fois ! hurla le mari.

— Bon, je vais y aller, dit l’inspectrice, ayant peur de créer des soucis.

L’inspectrice dut encore monter les escaliers ; et cette fois, elle entendait des cris qui venaient du couple.

L’arrestation, par Kelly

La mamie tente le tout pour le tout.

L’inspectrice voit une grande ombre avec un genre de très grand bâton, qui était rond au bout. En vitesse, elle se retourne et esquive le coup de justesse. C’est la mamie, qui porte en fait une grosse et grande poêle. Après avoir esquivé le coup, l’inspectrice lui saute dessus, mais pas violemment, juste pour la maîtriser. Mais la grand-mère se débat de toutes ses forces dans ses gestes pour se libérer, mais n’ayant plus de forces, elle simule un malaise. Elle le simula en tremblant, en retenant sa respiration. Elle devient toute rouge, les mains moites.

L’arrestation, sans nom d’auteur

L’inspectrice se retourna et eut très peur de l’effet de lumière qui agrandissait l’ombre de la mamie avec sa poêle. La mamie échoua en essayant d’assommer l’inspectrice, mais malheureusement, elle se fit saisir le poignet. Choquée, la mamie fait semblant d’avoir un malade, en tremblant de partout. L’inspectrice appela le SAMU et la mamie, déterminée, courut jusqu’à la fenêtre. L’inspectrice lâcha brusquement son Sony Xperia Z.

La mamie menaça de se suicider, l’inspectrice, stressée, lui demanda de ne pas sauter. L’inspectrice sauva la mamie de peu. Celle-ci, fatiguée, arrêta de se débattre. L’inspectrice lui mit les menotte et les serra fort. Elle l’emmena dans sa voiture, et dit sur le chemin :

— Vous êtes condamnée à six ans de prison. Tout ce que vous direz sera retenu contre vous, et si vous n’avez pas d’avocat, on vous en attribuera un.

Tout est bien qui finit bien.

L’arrestation, par Ines

Pendant que l’inspectrice examinait le tableau, elle sentit quelqu’un s’approcher d’elle. Elle se retourna d’un coup et se baissa, et reconnut la mamie avec une poêle à la main. La mamie tenta de l’assommer avec sa poêle. L’inspectrice se maîtrisa et lui fit une clé de bras, où elle lui prit la poêle, et la mit dans son dos. Quand elle lui passa les menottes, la mamie se retourna pour essayer de l’attaquer une deuxième fois.

Mais comme l’inspectrice était apprentie de karaté, elle sut la maîtriser en lui faisait une prise qu’elle avait apprise, sans la blesser, car c’était une vieille dame.

La mamie fit semblant de faire un malaise.

L’arrestation, sans nom d’auteur

Tout le monde assiste à l’arrestation de la mamie :

— J’ai pas envie de monter dans cette bagnole pourrie, je le ferai pas !

— Avec tous tes actes criminels que tu as fait, tu penses pas que je vais te laisser partir ! répliqua l’inspectrice.

— Qu’est-ce que tu dis comme bêtises, encore ?

— Maintenant tu vas m’écouter et tu vas rentrer dans la voiture, fit l’inspectrice.

La mamie monta dans la voiture de police, très énervée.

— Marie, rentrez dans la voiture pour venir porter plainte contre cette mamie qui s’est fichue de vous, dit l’inspectrice, encore sous le choc.

— Effectivement, je vais le faire.

Tout est bien qui finit bien : la mamie se fait embarquer pour cinq ans de prison. La locataire a récupéré son tableau, elle est contente qu’on n’ait pas réussi à le lui voler.

L’arrestation, sans nom d’auteur

Toutes les personnes de l’immeuble regardent la mamie se faire arrêter par l’inspectrice, qui appelle la police pour faire venir la voiture. Elle dit :

— Et toi, tu me mènes la voiture de campagne, parce que j’ai une mamie enragée sur les bras.

Dix minutes plus tard, ils partent avec un camion approprié. Il arrive au commissariat de la ville. Il est moderne et sécurisé par une trentaine de policiers, avec de très bons inspecteurs, et la prison  à 20km. Comme le commissariat est neuf, il a encore quelques cartons, des bureaux de qualité, et l’ambiance est sérieuse. Il a une très grande salle pour les formations d’inspecteurs, avec le bureau de notre inspectrice, située vers l’entrée.

Le chef de police demande à l’inspectrice ce qu’a fait la mamie.

— Elle a volé un tableau, mais elle a toujours pas compris qu’elle devait aller en prison. Je trouve que son cerveau est un peu rouillé.

— Oui, dit le chef, ça mérite la prison ferme.

La mamie dit :

— Arrêtez d’être mesquins !

Le chef de la police dit :

— Vous allez en prison, moi qui pensais que les mamies étaient sympas !

L’inspectrice dit :

— Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.

Puis :

— Voilà encore une affaire de résolue. On remboursera le tableau à la locataire s’il est cassé.

L’arrestation, sans nom d’auteur

La mamie se lève de son canapé et va dans sa cuisine.

— Je vais dans la cuisine, dit-elle.

— Je peux savoir pourquoi ? questionna l’inspectrice.

— Euh… je vais éteindre le four pour les cookies ! dit la vieille dame avec un air crédible.

La grand-mère y alla. D’un coup, elle surgit de la cuisine avec une poêle à la main.

— Tu vas mourir !

— Non ! dit la jeune femme.

— Zut, je l’ai ratée !

— Mais vous êtes folle !

La femme sauta sur la vieille dame. La lutte fut terrible :

— Tu vas voir mon crochet du droit !

— Prends plutôt mon crocher du gauche ! rétorqua la policière.

La justicière gagna la lutte. La grand-mère se débattit longtemps. Elle finit enfin par partir, ouvrant la porte, mais se fit arrêter par la policière. Elle tomba dans les pommes. Le visage inexpressif, sans bouger. Elle était morte ?

La policière crut avoir commis un crime, elle se sentait mal, alors elle appela son poste. Une petite voix retentit :

— Elle m’a crue !

C’était la grand-mère. Elle était vivante ! L’inspectrice lui passa les menottes.

L’arrestation, par Matteo

La mamie, à bout de forces, revient dans l’appartement, s’avoue vaincue et se fait arrêter. L’inspectrice la fait descendre en bas pour l’emmener au commissariat, à 15km, avant de monter dans la voiture. La mamie regarde ses anciens voisins et se rappelle tous les bons souvenirs qu’elle a avec eux, et elle demande pardon à sa voisine du dessous. Dix minutes plus tard, la mamie, en arrivant au commissariat, dit :

— J’en ai marre de cette vie de chien…

Un an et demi plus tard, la mamie mit fin à ses jours, en écrivant sur un mur : « C’était pas ma faute !!! »

Mais l’inspectrice était heureuse d’avoir encore résolu une affaire, et en rentrant chez elle, elle fit la fête, en invitant les voisins de la mamie.

Bonus : description de la prison, par Matteo

La prison était à la frontière de la ville. C’était sombre et froid, avec de la technologie de pointe. Les cellules étaient classiques : toilettes, lit, lavabo, miroirs. Les bureaux étaient en bois, neufs. La porte était en acier renforcé. L’endroit était plutôt spacieux. La nourriture était moyenne, avec une grande cantine. L’ambiance était familiale entre les officiers. Les plus gentils des prisonniers ont une télévision, et une machine à écrire.

L’arrestation, sans nom d’auteur

La mamie tenta désespérément d’attraper la poignée de la porte, mais à la seconde près, son dos se bloqua. Alors l’inspectrice profita de ce moment-là pour lui passer les menottes. Elle était fière elle, quand soudain, elle glissa sur une peau de banane et là :

— C’est la fin des haricots !

Elle se cassa le nez, le coccyx, et elle ne put plus bouger, même en voyant la mamie s’enfuir avec le tableau. Elle tendit le bras pour attraper le téléphone et appeler des renforts. La grand-mère descendit les escaliers à toute vitesse, très stressée. Mais les troupes arrivèrent rapidement et décidèrent de la poursuivre. Malheureusement, la mamie décida de se jeter sur l’autoroute avec le tableau, en sautant du pont.

Une fois de plus, le côté obscur perd encore face à la justice…

Merci à tous les élèves pour leur participation !

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